Quand ça « clique » c’est magique

– Tu pars en Guadeloupe rejoindre des gens que tu ne connais pas ?

– Oui… on s’écrit depuis trois ans via Facebook.

– Ok. Mais Nath, si ça « clique » pas entre vous ?

– Ce seront quatre longues journées. Mais si ça « clique », ça risque d’être merveilleux !

J’avais reçu une invitation de Valérie l’an passé à participer à sa première édition de l’aquathlon féminin dans le cadre d’octobre rose pour la recherche et prévention du cancer du sein. Vie, travail, famille, tralala, je ne suis pas allée. Mais comme très souvent dans ma vie, l’idée était semée dans mon cerveau et elle commençait à germer.

Avance rapide, un an plus tard. La deuxième édition est prévue pour le dimanche 28 octobre 2018. Valérie est la présidente du club Alpha Triathlon de Saint-François, elle m’invite à nouveau. On échange, on partage nos idées sur le sport amateur et comment inciter les femmes débutantes à oser faire le premier pas pour prendre soin d’elles, sur l’accessibilité pour tous au triathlon, et la notion de performance versus plaisir. Je me sens de plus en plus fébrile. Je serai sur la ligne de départ. Attend moi Guadeloupe, j’arrive !

Il faut oser provoquer les occasions. J’ouvre la porte à donner une conférence la veille de l’événement et une belle équipe se manifeste pour prendre le tout en main. J’atterris à 13h30 sur l’île et à 19h je m’adresse à un groupe d’humains chaleureux et magnifiques. Quelques heures à peine en Guadeloupe et je me sens déjà en famille. Aie le courage d’ouvrir ton cœur, il y a partout des humains extraordinaires prêts à t’ouvrir le leur. Comme Marine, Axel et Julio du réseau Doxa.

Événement de l’Aquathlon des Roses de Porcelaine, dimanche matin sur la plage. Natation dans la baie de Saint-François et course ou marche autour de la marina. Pour la petite ville, c’est un franc succès : 180 femmes en rose, tous sourires, unies autour d’un même but. Le moment est festif et de toute beauté. En compagnie de nouveaux visages je nage, je cours et je prends le temps de tout regarder pour faire le plein d’images et de souvenirs. Je me pince un peu. Moi, la fille de Trois-Rivières, je suis vraiment là en train de vivre ce moment. Il y a des jours où j’ai l’impression que ma vie est irréelle.

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Puis, deux journées. Rien que ça et tout ça à la fois. Une succession de découvertes d’endroits merveilleux : Port-Louis, la Porte d’Enfer, la Pointe de la Vigie, le cimetière de Morne-à-l’Eau, la Cascades aux Écrevisses, la petite rivière du Bras David, Sainte-Anne, les Basses-Terres. Une collection de mets locaux des plus savoureux : purée de papaye ou de banane verte, madère, cassave, lambi, cassolette de chatrou, ouassous. Des heures et des heures de discussions, de fous rires, d’échanges remplis de curiosité et d’ouverture. Comment ça se passe chez-vous ? Voici ce qu’on fait chez-nous. Ose t’intéresser aux autres et à leur vie, il y a des gens qui te feront une place dans la leur. Comme Valérie, Marie, Yannick, Christophe et Emmanuelle.

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De retour chez-moi après une escapade qui semble trop courte pour tout ce qui s’y est produit. Je sens encore la chaleur et la mer, j’entends encore les grenouilles qui sifflent toute la nuit. Surtout, je vis le choc du contraste entre une population qui se réjouit de tout et de peu, et nous qui sommes souvent tellement exigeants et difficiles à contenter. Quelle belle journée ! Pourquoi se préoccuper de demain ? Nous y arriverons de toute façon si Dieu le veut.

Pour l’accueil, la générosité, l’expérience et les apprentissages, une partie de mon cœur appartient désormais à la Guadeloupe. Parce que quand ça clique, c’est magique. Un autre bel extra dans mon ordinaire.

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A propos nath100facon

Un peu d'extra dans votre ordinaire? Le bonheur arrive en bulles... il suffit de les éclater, souvent!
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2 commentaires pour Quand ça « clique » c’est magique

  1. Emmanuelle dit :

    Quand le Canada vient chez toi
    Et Que tu ne t’y attends pas
    Que cet accent au gout d’érable
    Te donne l’envie d’aller au large
    Alors tu te laisses emporter
    Par les sourires et la gaieté
    Les descriptions des 4 saisons
    Là tu te dis qu’il n’y a qu’un pont
    Tu regrettes les tarifs d’avion
    Et les exigences des patrons
    Et puis tu cries qu’ils aillent au diable
    Tant tu te sens comme redevable
    Tu te prends à imaginer
    Comme elle accomplir l’impensable !

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